03/10/2009

Pinault 3

-         Untitled (Placebo), 1991

 

Ce sont des bonbons blancs dans du papier argenté. Référence à un lit. Il propose aux visiteurs de participer à la destruction de l’œuvre. Le geste qu’il propose fait référence à la disparition de son compagnon. C’est une prise de position politique.

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-         Bloc bleu

Le bloc de papier est déposé à terre, chaque visiteur est prié de prendre une feuille (toutes les feuilles sont identiques : bleues avec nuages et un oiseau)

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-         Untitled  (Ross in LA), 1990 

Son œuvre parle de lui : de l’amour, de la vie, de la mort, de la maladie.

Son galeriste dit qu’il ne voulait pas être reconnu en tant que malade du SIDA.

Pour lui, c’était un être lumineux (ampoules, guirlandes). C’est la matérialisation d’un concept.

-         Maurizio Cattelan, (Padoue, 1960), Sans titre

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Cette œuvre fait penser à Berlinde De Bruyckere (Gent 1964)

Cattelan est la superstar de l’art contemporain. Il cherche à étonner, à saisir, à réagir. Il ne met aucune limite.

Le cheval est empaillé, collé au mur, et à l’inverse des trophées empaillés habituelles, on ne voit pas la tête.

Cattelan détourne les objets, les choses.

21:24 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/09/2009

Pinault 2

Dès la rentrée nous sommes frappés par les photos de Cindy Sherman, la sculpture de Jeff Koons (autoportrait avec sa femme en marbre), le cheval sans tête de Maurizio Cattelan et les spaces  de Rachel Whiteread.

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Pour accéder à l’espace il faut passer le rideau : des perles rouges et blanches qui nous font penser aux rideaux anti-mouches. C’est l’œuvre de Felix Gonzalez-Torres. 

-         Felix Gonzalez-Torres (Cuba 1957-1996), Sans titre (blood), 1992

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Il est mort du SIDA en 1996, un an après son compagnon. Les perles rouges représentent ses globules rouges, les perles blanches les comprimés qu’ils ont du avaler, lui et son compagnon pour combattre la maladie.

Plusieurs sources parlent de l’artiste comme minimaliste, mais il s’implique, il met des notes personnelles contrairement aux minimalistes.

Voyons un peu son œuvre :

           

-         Untitled (Public opinion) en 1991

 

Il s’agit d’un tas de bonbon à la réglisse  (315 kg) sous forme de projectile. C’est sa réaction à la guerre du Golfe. (Il vit aux USA). Les visiteurs sont priés de se servir de bonbons lors de la visite.

 

 

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Pinault 1

La Punta della Dogana a été aménagée par l'architecte japonais Tadao Ando à la demande de François Pinault pour étendre les espaces d'exposition de sa collection d'art contemporain qui se trouve depuis 2006 à Venise. La fondation a obtenu la concession pour 33 ans de ce bâtiment historique. Le bâtiment, rénové en un temps record pour Venise, a été inauguré en juin 2009, il a une superficie de 5.000 m², sa restauration et son aménagement ont coûté 20 M€ (selon les informations officielles mais son coût est probablement beaucoup plus élevé).
L'aménagement est remarquable et, beaucoup plus réussi que celui du Palazzo Grassi, un bâtiment baroque aux espaces très contraints.
L'architecte est parvenu à maintenir une grande cohérence entre le bâtiment historique (à l'origine de simples entrepôts) et les installations modernes muséographiques. Le traitement des matériaux : briques, bois de la charpente, béton spécial très fin, sols, systèmes techniques et de climatisation est particulièrement soigné, les teintes sont dans une harmonie parfaite.
L'éclairage associe la lumière de projecteurs à celle du jour qui rentre par des ouvertures du toit (puits de lumière) et surtout les fenêtres qui donnent d'un coté sur le grand canal et de l'autre sur le canal de la Giudecca. Cette double ouverture sur l'eau est un des atouts majeurs de ce bâtiment que l'architecte a su exploiter.


La première exposition est intitulée mapping the studio. Les photos y sont interdites et les agents de surveillance très vigilants, c'est à dire qu'il faut acheter le catalogue de 60 € pour en savoir plus sur la collection.
Une partie importante des œuvres présentées est plutôt difficile à percevoir sans l'audio guide.
Certaines œuvres sont provocatrices et même choquantes par leur vulgarité (Paul McCarthy) ou leur violence extrême (Jake & Dinos Chapman), d'autres sont plus fréquentables (Takashi Murakami, Maurizio Cattelan, Cindy Sherman, Sigmar Polke, Charles Ray,… ) voire simplistes mais très rémunératrices pour l'auteur comme celles de Jeff Koons auxquelles les français se sont habitués depuis l'exposition de ses œuvres à Versailles.

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Le Projet de Punta della Dogana

-        

 

Charles Ray, Boy with frog, polyuréthane acrylique et acier inoxydable, 2009, h : 2m47

Cette sculpture en polyuréthane acrylique et acier inoxydable a été commandée par François Pinault à l'artiste américain Charles Ray (2009) pour figurer à la pointe de la Douane. C’est un jeune garçon, un éphèbe (il fait référence à l’art ancien : les David de Donatello)

 

Elle est située à l'entrée du grand canal devant le bâtiment historique aménagé par la Fondation Pinault (Punta della Dogana), elle est gardée par des vigiles toute la journée, lorsque le bâtiment est fermé, elle est recouverte d'une vitrine amovible !

 

A l’entrée nous trouvons des murs de brique  et des poutres en chêne nettoyés de leurs rénovations antérieures pour donner une espace revitalisée : l’ancienne douane revit grâce à la réalisation de l’architecte japonais  Tadao Ando (Osaka 1941).

L’éclairage est faite par les fenêtres en arc de cercle d’origine et des projecteurs. Des cellules en béton complètent les cimaises, mais ne se montent jamais jusqu’au plafond.

 

 

 

20:22 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/09/2009

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Les jardins

 

C’est le lieu des pavillons

 

Pavillon polonais, Krzysztok Wodicczko, Visiteurs

 

L’espace en pénombre avec des baies vitrées translucides sur lesquelles on projette des films d’ouvriers au boulot. Il fait de l’art social, sur le travail des immigrés, il se pose des questions sur le statut des immigrés dans nos pays. On entend les conversations des gens.

Les images sont floues parce qu’on occulte le travail au noir, les étrangers exploités…

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Pavillon français, Claude Levêque, (France 1953), Le grand Soir, 2009

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Claude Lévêque a transformé le pavillon français en une scène révolutionnaire. Dans ses murs, couleur sombre, il a installé une cage en forme de croix. A chaque extrémité, derrière la grille, flotte un drapeau, noir lui aussi, qui évoque  La liberté guidant le peuple, de Delacroix. Un bruit assourdissant de moteur envahit l'espace, telle une menace imminente. Vision désenchantée de notre monde. Cette installation s’intitule Le Grand soir. A quand la révolution ?

 

 

21:32 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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Tamara Grcic (Allemagne) Gaggiandre, installation sonore

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Sous une halle inondée bordant l'Arsenale, l'artiste allemande d'origine serbe Tamara Grcic a installé des canaux de sauvetage surmontés de tentes, comme des abris de SDF flottants. Une installation sonore reproduit le son de conversations étouffées.

 

Le bruitage fait penser à des conversations dans différentes langues.

 

 

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venise 4

Ivan Navarro (Chili, 1972) Death Row, 2006, Neon Light, 13 separate aluminium doors, mirrors

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Œuvre déjà connue, Death Row, du Chilien Ivan Navarro, est une vision métaphysique du couloir de la mort, figuré par une succession de portes à miroirs dans lesquelles se reflètent des néons colorés. Une impression de fuite vers l'infini saisit le spectateur.

Travail de néon (Dan Flavin en est le précurseur, matériaux industriels, mystique). Les portes sont des espèces de cabines. 

Les encadrements métalliques des 13 portes sont dédoublés   avec des miroirs parce qu’il n’y a qu’un seul néon par porte.

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C’est un puit, on se penche et le mot Bed se démultiplie à l’infini.

 

 

 

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Yona Friedman (Hongrie 1923), Ville spatiale posée sur la lagune de VeYona Friedmannise

 

C’est un architecte hongrois très contesté, très futuriste. Il a installé la ville sur le plafond.

C’est une réflexion sur la ville de Venise.

Les matériaux : carton et plastiques colorés.

C’est un théoricien en matière d’architecture.

Pour lui les maisons sont des espaces modulables ; comme les bidonvilles.

Il s’inspire de la manière d’habiter de ses gens, qui adaptent leur habitat à leurs besoins, en fonction de leurs moyens.


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Pascale Marthine Tayou (1967 Caméroun) Human Being, 2009


A l'Arsenale, Pascale Marthine Tayou, artiste camerounais (rare artiste africain présent à la Biennale, qui ne compte aucun pavillon national représentant un pays subsaharien), reconstitue l'ambiance d'un village africain, sur le mode de la métonymie poétique.

 

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