10/02/2009

rebelles suite

A ses côtés dans la même salle, voici d’autres artistes du même tonneau : le sculpteur danois néoclassique Bertel Thorwaldsen, posant en 1838 pour Christofer Wilhelm Eckersberg devant une de ses œuvres réalisées à Rome en souvenir des reliefs antiques.

 

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Non loin, Elisabeth Vigée-Lebrun, la protégée de Marie-Antoinette, n’hésite pas a porter un chapeau fleuri semblable à celui porté, plus de cent cinquante ans plus tôt par Susanna Luden peint par Rubens (mieux connu comme « Le Chapeau de paille »).Elle avait acquit une réputation internationale pour ses portraits stylés de la royauté et de l’aristocratie. En 1783, elle obtint l’une des quatre places réservées au femmes à L’Académie Royale de Paris.Aux uns le classicisme latin, aux autres, l’extravagance flamande. A tous, le respect des traditions, garantes d’un statut enviable. Pourtant, bientôt cet idéal ne sera plus défendu que par des salons officiels, les académies et la pléthore de « pompiers ». L’artiste va changer de costume.

 

Dans la deuxième salle, voilà le célèbre autoportrait de Gustave Courbet, le visage projeté vers le spectateur, les coudes crevant l’avant-plan de la toile, les yeux si ouverts qu’on les croiraient devenus fous. « Pauvre fou », dira en effet son ami , le socialiste Jules Vallès. Et en effet, il faut-être suicidaire pour ainsi s’opposer aux attentes convenues des commanditaires, oser le face-à-face avec les autres et surtout avec soi-même !

 


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Dans cet œuvre, Gustave Courbet, joue avec l’image romantique, traditionnelle de l’autoportrait. Ses mains tirant sur ses cheveux, ses yeux dilatés, tout évoque l’image du désespoir d’un génie créateur. Dans une série d’autoportraits Courbet a exploré tout un répertoire d’identités d’artistes, pour devenir un artiste bohémien sur de lui.

 

 

22:36 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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