11/02/2009

rebelles et ...suite 3

En Angleterre, le poète Thomas Chatterton qui se suicida à Londres à l’âge de 17 ans, devint le stéréotype du poète affamé ; du génie méconnu, empoisonné.

Avec le romantisme naquit l’idée que, l’artiste soit un génie mal compris, un rebelle, un battant contre la société établie.

feature2_det2 Détail de Michel-Ange dans son atelier (Delacroix)alenza satirique et ramantique suicide 1839



 

 

Pour les peintres romantiques, la vision artistique personnelle prévalait sur la reconnaissance, même si cela les isolaient de la société. Ils rejetaient l’idée que l’art soit fondé sur des lois académiques.

Au mythe du Prince des lumières a donc succédé celui de Prince des ténèbres. De là à vivre autrement et à le montrer, il n’y a qu’un pas, aussitôt franchi.

Dès 1834, soit onze ans avant le succès de l’opéra de Puccini, un nouveau terme apparaît : la « bohême ». Il est né de l’emphase romantique sur l’indépendance de l’artiste, et se doit d’être jeune, aventureux, pauvre et vivant en dehors des conventions établies par la société. A Paris dans les années ‘30 et ’40, des communautés artistiques bohémiennes voyaient le jour, et vivaient sans aucune aide d’état. Une fois encore Courbet donne le ton :


Dans son tableau «Rencontre », on voit le peintre sur un chemin de campagne, fièrement, son matériel porté sur le dos, qui croise Alfred Bruyas, un patron accompagné de son valet et de son chien. L’artiste toise le bourgeois. Il n’est pas soumis, et la presse se moque.

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Bonjour Monsieur Courbet, ou Rencontre, 1854, Musée Fabre, Montpellier.

 

21:31 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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