21/02/2009

on continue avec Matisse/Picasso

Les peintres avaient des rapports privilégiés avec leurs modèles. Picasso aimait les blondes, Matisse avait souvent des brunes, mais Lydia qui est restée presque 20 ans avec lui (de 1933 à la mort de Matisse en 1954) était blonde. C’est elle qui devait effacer sa  peinture, et en faire une photo quotidienne, pour qu’il puisse reconstituer le chemin parcouru : il enlève, schématise.

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Matisse, Le rêve, 1935, h/t,  81 x 65,  Paris, Centre Pompidou

Matisse, Nu rose assis, 1935-36, h/t, 92 x 73, Paris, Centre Pompidou

Deux beaux tableaux, le second est la neuvième étape après effacement.

Le second est beaucoup plus simplifié que le premier, où on reconnaît encore Lydia, avec les mains et les bras allongés

Picasso, Nu au fauteuil rouge, 1939, h/t, 100 x 80, Genève, collection privée

Nu de Marie-Thérèse.

Picasso travaille tout autrement que Matisse : il surcharge ses tableaux, ou les multiplie.

Il ne les efface pas et ne travaille pas aussi longtemps dessus.

Le fauteuil à arabesque est très matissien.

 

Matisse, Grand nu rose, 1935, h/t, 66 x 92, Baltimore, Museum of Art (voir cours d'histoire de l'art du début février)

 

18:56 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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