21/02/2009

Sculpture de Matisse-Picasso

La sculpture est le meilleur commentaire qu’un peintre puisse adresser à la peinture (Picasso)

J’ai fait de la sculpture comme un peintre. Je n’ai pas fait de la sculpture comme un sculpteur. Ce que dit la sculpture n’est pas ce que dit la peinture. Ce sont deux routes parallèles, mais qu’on ne peut pas confondre (Matisse)

 

Picasso, Tête de femme (Fernande), 1909, bronze, 41 x 24 x 26, Paris, Musée Picasso

Cubisme, Fernande  est décomposée

PICASSO-CabezamujerFernande498c328eae749269f9351798e2c26cb4

Matisse, Jeannette III et Jeannette IV, 1910-11, bronze, Paris, Pompidou

 b_jeanette_3 b_jeanette_4

Comme dans sa peinture, il augmente les déformation dans ses versions successives. La première version ressemblait au modèle, puis les creux et les bosses augmentent


 

 

Matisse, Henriette II et III, 1927-29, bronze

 henriette3

Matisse voulait se laisser toucher par l’intériorité du personnage. En évoluant vers les dernières versions, il leur inflige des tortures

Picasso, Tête de femme (Marie-Thérèse), 1931, bronze, collection privée

 

Synthétisé, une forme ronde. Pour Picasso la forme la plus pure est la forme de l’œuf

 

 

 

 

 

21:35 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

on continue avec Matisse/Picasso

Les peintres avaient des rapports privilégiés avec leurs modèles. Picasso aimait les blondes, Matisse avait souvent des brunes, mais Lydia qui est restée presque 20 ans avec lui (de 1933 à la mort de Matisse en 1954) était blonde. C’est elle qui devait effacer sa  peinture, et en faire une photo quotidienne, pour qu’il puisse reconstituer le chemin parcouru : il enlève, schématise.

4F45121 08922_henri_matisse

Matisse, Le rêve, 1935, h/t,  81 x 65,  Paris, Centre Pompidou

Matisse, Nu rose assis, 1935-36, h/t, 92 x 73, Paris, Centre Pompidou

Deux beaux tableaux, le second est la neuvième étape après effacement.

Le second est beaucoup plus simplifié que le premier, où on reconnaît encore Lydia, avec les mains et les bras allongés

Picasso, Nu au fauteuil rouge, 1939, h/t, 100 x 80, Genève, collection privée

Nu de Marie-Thérèse.

Picasso travaille tout autrement que Matisse : il surcharge ses tableaux, ou les multiplie.

Il ne les efface pas et ne travaille pas aussi longtemps dessus.

Le fauteuil à arabesque est très matissien.

 

Matisse, Grand nu rose, 1935, h/t, 66 x 92, Baltimore, Museum of Art (voir cours d'histoire de l'art du début février)

 

18:56 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Toujours matisse et Picasso

Picasso, Femme assise, 1920, h/t, 92 x 65,  Musée Picasso

 

Fin de la période d’Olga. La lourdeur du personnage traduit un peu la lourdeur de son ménage avec Olga qui ne veut pas divorcer

Il est avec Marie-Thérèse.

La femme assise est très pesante, surtout les pieds et les mains semblent énormes.

Matisse, Laurette sur fond noir, robe verte, 1916, h/t, 73 x 54,5, Metropolitan, NY

 

Pour Matisse les couleurs restent de première importance.

Fond noir, robe verte, fauteuil à arabesque rose.

Son modèle est un modèle professionnel.

Matisse aimait avoir l’opinion des autres, comme sa correspondance en témoigne.

Il avait montré ce tableau à Renoir qui en aimait la simplicité, les couleurs et l’arabesque de la chaise.

matpic6

 

 

 

17:50 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Matisse et Picasso (encore)

  matisse157

Matisse, Capucines à la Danse II, h/t, 190 x 114, Moscou, Musée Pouchkine

 

Intérieur d’atelier avec un support de céramiste, garni de capucines, une chaise pour accueillir un modèle. L’intérieur d’atelier est un thème récurent de Matisse.

Un tableau dans un tableau (La Danse qui est déjà en Russie depuis 2 ans), également un thème matissien.

Le tableau de la danse a été tronqué (3 danseurs au lieu de 5)

 

Picasso, La Danse, 1925, h/t, 215,5 x 142,5, London, Tate Gallery

 

Picasso vit avec Olga, danseuse au ballet russe. Le thème de la danse vient d’elle.

Sa danseuse a l’air d’être un peu dans les vaps. L’image est un peu surréaliste.

Les bras en croix font penser au Christ. Il y a une sorte de névrose dans la figure de gauche.

Il y a le profil d’un personnage en noir à l’arrière : hommage à son ami Ramon Pichot, peintre catalan qui vient de mourir.

Picasso a été repris dans une revue surréaliste.

Picassodance

 

Matisse, La Danse II, 1909-10, h/t, 260 x 391, Saint-Pétersbourg (Voir cours précédent)

C’est la période où le fossé esthétique est la plus grand entre les deux peintres.

Le surréalisme n’a jamais touché Matisse

 

16:47 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2009

Matisse-Picasso (sculpture)

La sculpture est le meilleur commentaire qu’un peintre puisse adresser à la peinture (Picasso)

J’ai fait de la sculpture comme un peintre. Je n’ai pas fait de la sculpture comme un sculpteur. Ce que dit la sculpture n’est pas ce que dit la peinture. Ce sont deux routes parallèles, mais qu’on ne peut pas confondre (Matisse)

 

23:55 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Picasso et Matisse toujours

Matisse, Poissons rouges et palette, 1914, h/t, 146,5 x 112,5, MoMA, NY

poissonsrougesetpalette

Le noir domine, tout est linéaire sauf le bocal et les fruits à côté.

La fenêtre ouverte est un de ses thèmes préférés. C’est le dernier de la série qu’il a faite.

Il est stylisé, le premier était réaliste.

Comparons avec Intérieur au bocal de poissons, là tout est reconnaissable (les fers décoratifs du balcon, la place en bas de la fenêtre) et les poissons nagent dans l’eau claire, pas opaque.

Il a mis une palette (reconnaissable au pouce qui passe dans le trou) dans son tableau (autoportrait).

Matisse a dépassé le fauvisme. Ce travail est assez géométrique, les éléments s’emboîtent.

Tout cela témoigne de l’attention de Matisse pour le cubisme. En plus c’est la guerre : pessimisme. La bande noire, les lignes droites témoignent aussi de l’amitié de Matisse pour Juan Gris. On retrouve la décoration des arabesques dans le fer forgé de  la balustrade


Picasso, Arlequin, 1915, h/t, 183 x 105, MoMA, NY

Il a fait un double autoportrait : Pierrot (depuis sa période rose, il se représente souvent comme Pierrot) et la palette. Tout est vertical, linéaire, c’est presque un collage.

arlequin

 


Matisse, Intérieur au bocal de poissons, 1914, h/t, 147 x 97, Beaubourg

matisse49 gold fish

3 musiciens

 

Picasso, Les trois musiciens aux masques, 1921, MoMA, NY 

Regarder dans le cours de Picasso en ordre chronologique du mois de novembre 2008 de Madame Toussaint

 

18:49 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Picasso- Matisse (encore)

Matisse, Baigneuses à la tortue, 1908, h/t, 146,5 x 112,5 cm, MoMA, New –York

Tons froids, un peu tristes : c’est un tableau  grave. Peu de profondeur (fait penser au décor de la musique)

Cernée, grossière, schématique, un peu naïf, un peu primtifCe tableau est sans doute la réponse au prétendu primitivisme des Demoiselles d’Avignon. La tortue est une référence au Mythe de Dryope

 

 baigneuses à la  tortue31908-Trois-femmes-cubismo-pablo-picasso

Picasso, Trois femmes, 1908-09, h/t, 220 x 180 cm, Saint-Pétersbourg

Le rapprochement entre ces deux tableaux ne s’est pas fait sur base de technique, mais pour le thème des trois femmes (trois Grâces ?)

 

Ce très beau tableau est cubiste (cubisme analytique). Il met les corps à plat (manque de volume), elles s’imbriquent l’une dans l’autre.

Ambiance paisible, beau jeu de couleurs

 

 

17:07 Écrit par Nic dans art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |